Axes de recherche

Le programme de recherche de la Chaire (2019-2021) s’articule autour de deux axes principaux : 

 

 

Axe 1. Environnements résidentiels, pouvoir d’agir, capital social et socio-territorial 

Afin de modifier les déterminants sociaux de la santé à l’origine des inégalités, il importe d’agir dans les environnements résidentiels (domicile et quartier) des personnes vivant en situation de défavorisation socioéconomique.  

Afin que ces environnements deviennent promoteurs de santé et d’équité, ils doivent offrir un milieu de vie sain (ex. qualité de l’air, sécurité) et permettre aux résidentEs :  

  • d’exercer du pouvoir sur leur milieu de vie afin que celui-ci réponde à leurs besoins et aspirations ;
  • de développer différentes formes de capital, dont des relations avec des voisinEs, des intervenantEs et des décideurEs (capital social) de même que des ressources locales (capital socio-territorial) qui pourront les aider à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés.

On connaît peu de méthodes efficaces pour y parvenir : les personnes en situation de défavorisation socioéconomique étant principalement étudiées sous l’angle des déficits et qualifiées de « difficiles à rejoindre » et de « non motivées ».  

L’axe 1 regroupera des recherches participatives ancrées dans la communauté visant à développer et à évaluer des méthodes originales et efficaces pour répondre à ce problème.  

La Chaire offrira l’opportunité de mettre en commun les résultats de ces travaux avec ceux de collègues portant sur les mêmes thématiques.

Ensemble, nous identifierons les facteurs communs d’efficacité de nos interventions, produirons une théorie du changement et développerons une intervention adaptable à différents contextes. Des demandes de subvention seront soumises afin d’en évaluer l’implantation, l’efficacité et la mise à l’échelle dans une diversité d’environnements. 

 

 

Axe 2. Services de première ligne et équité

Les services de santé universels participent à la production et à la reproduction des inégalités sociales du fait que les personnes les mieux nanties s’en prévalent plus et qu’elles y adhèrent davantage que les personnes en situation de défavorisation socioéconomique.  

Afin que les services soient plus équitables, il est primordial de réduire la distance institutionnelle entre les personnes qui les élaborent et les dispensent et les populations en situation de vulnérabilité qui les reçoivent.  

Cet axe rassemblera des études qui mobilisent les savoirs expérientiels des personnes peu ou mal desservies par les services de première ligne dans l’élaboration, l’implantation et l’évaluation de ceux-ci. Cela permettra de cibler les améliorations à apporter pour davantage d’équité.