Crise du logement et santé mentale: l’impact de l’insécurité résidentielle
Dîner-causerie du 03 avril 2025
Ce dîner-causerie, consacré aux répercussions de la crise du logement sur la santé mentale des locataires, nous a offert l’opportunité d’approfondir cet aspect essentiel du débat. Qu’elles soient issues de la recherche scientifique, de l’expérience citoyenne ou de l’intervention en défense des droits, de nombreuses personnes ont partagé des témoignages illustrant notamment les défis liés à la recherche d’un nouveau logement, la crainte de perdre leur logement actuel et les effets cumulés des restrictions associées aux programmes d’aide de dernier recours sur leur qualité de vie. Parmi les divers sujets abordés, il ressort un consensus sur l’urgence d’intervenir pour atténuer la crise du logement afin de limiter ses effets délétères sur la santé mentale.
Les discussions furent amorcées suite à la lecture d’un article de Lisa-Marie Bélanger paru sur le site de Radio-Canada intitulé « Quand la crise du logement affecte la santé mentale »: Plus de 300 organismes québécois, dont des regroupements spécialisés en santé mentale et en défense du logement, appellent le premier ministre à intervenir d’urgence face à des loyers en forte hausse et à une instabilité résidentielle qui génèrent une détresse psychologique croissante chez les locataires. Selon ces regroupements, le coût élevé du logement, associé à la nécessité de se battre pour ses droits et à l’incertitude quant à la stabilité résidentielle, constitue aujourd’hui le principal stresseur affectant la santé mentale des personnes.